newlogoCa200.png

logoacpvert.png

Buts et valeurs de la coopérative

mars-mai2016 027_cr.jpgVoulant faire faux-bond aux soi-disantes " lois économiques du marché " qui ne leur proposaient que des aliments insipides, au coût social et environnemental élevé, cultivés aux antipodes et dont seule la haute teneur en pesticides comblait la perte en nutriments, une trentaine de consommateurs fondait en 1978 les Jardins de Cocagne.

Les buts d'alors sont restés inchangés aujourd'hui :

  • avoir accès à une production locale et de saison, sans artifices dispendieux ni polluants

  • pratiquer une agriculture respectueuse de l'environnement et du sol, sans intrants chimiques

  • procurer un salaire décent aux jardiniers

  • diminuer le gaspillage au champ en renonçant aux légumes calibrés

  • être solidaire du métier d'agriculteur en payant le travail fournit plutôt que la quantité produite

  • retrouver le vrai goût des aliments, manger sain

  • redécouvrir et avoir accès à des légumes ou des variétés méconnus voire oubliés, déchus des étalages car non rentables ou non-conformes aux goûts standardisés.

  • rapprocher la ville de la campagne en recréant des liens entre consommateurs et producteurs

  • redonner au consommateur la voix au chapitre sur ce qu'il mange

poivrons.jpgAinsi, la qualité gustative et nutritive est privilégiée à la productivité. Cette dernière ne prenant en compte que le poids des aliments, favorise les légumes gorgés d'eau et de nitrates. Les transports inutiles, les emballages surabondants, les intermédiaires gourmands sont supprimés, permettant de rendre abordable des aliments sains et biologiques tout en rémunérant équitablement les producteurs.

Les demi-journées de travail au jardin favorisent la rencontre entre coopérateurs et jardiniers. Par ce biais, les consommateurs savent par qui et comment sont cultivés les légumes qu'ils mangent et se rendent compte des enjeux liés à la production. A l'inverse, les jardiniers savent pour qui ils produisent et ont un retour direct sur leur travail.

La production respecte entièrement le cahier des charges pour l'agriculture biologique. Fumiers et composts sont utilisés pour nourrir le sol qui à son tour nourrira les plantes. Le désherbage est mécanique et manuel. Les traitements sont limités au strict nécessaire et quand ils sont présents sont tous d'origine biologique et 100% biodégradables. Pour lutter contre les maladies et les ravageurs, sont favorisés les rotations de culture, un travail du sol non-agressif et une large place accordée à la nature sauvage au sein du jardin, telle que haies, bandes herbeuses, flore spontanée...

La diversité des cultures rend le travail non-aliénant, contrairement à ce qui se pratique dans la plupart des exploitations maraîchères modernes où moins d'une dizaine de légumes sont cultivés sur d'immenses surfaces, rendant le travail répétitif à outrance. La même diversité des cultures permet un approvisionnement régulier des sacs, toutes les cultures réagissant différemment aux variations climatiques et chacune ayant son ou ses ravageurs spécifiques. Ainsi telle année favorisera certains légumes alors que d'autres se feront plus discrets.

Le plan de culture établi par les jardiniers tient compte des désirs et besoins des coopérateurs tout en faisant avec les possibilités qu'offrent nos latitudes : les tomates cultivées sous abris non-chauffés n'offrent leurs fruits que de début-juillet à fin-septembre, même si les étals des supermarchés nous font croire le contraire. Le coopérateur réapprend alors à se nourrir au gré de ce que lui offre les saisons. Ce qui pourrait paraître de prime abord comme une atteinte à son droit de consommer se convertit peu à peu en plaisir : plaisir de l'attente des premières courgettes, plaisir de redécouvrir le goût des aubergines, et enfin acceptation du fait que comme il ne neige qu'en hiver les courges annoncent l'automne et la dent-de-lion le printemps.

La production est propriété de la coopérative et est répartie dans les cornets en fonction des disponibilités. Le volume et le poids des cornets varient en fonction des saisons mais aussi en fonction des années. Le prix, fixé en début d'année, ne change pas pour autant : il rémunère prioritairement le travail des jardiniers – qui reste sensiblement le même qu'il pleuve ou qu'il vente. C'est là la définition même du contrat fixé entre consommateurs et producteurs. De même tout surplus de production est mis dans les cornets, il ne tient qu'au coopérateur – s'il sait qu'il ne pourra faire face à l'invasion de verdure auquel le soumet occasionnellement la coopérative – de distribuer à ses voisins, sa famille et ses amis les légumes en trop, faisant du même coup connaître Cocagne autour de lui. Il n'y a ainsi pas de pertes dues à la non-commercialisation des légumes.

serresplantons.jpgSi les consommateurs, en devenant coopérateurs, défendent la maîtrise de leur alimentation, il en va de même des jardiniers qui défendent la maîtrise de leurs outils de travail. Ils s'efforcent de :

  • diversifier leur production, faire connaître des légumes ou variétés anciens ou nouveaux, faire découvrir de nouvelles saveurs.

  • travailler dans le respect du sol et de leur environnement, travailler avec la nature et non contre elle.

  • produire eux-même leurs intrants tels que composts et engrais verts, semences et plantons ou travailler avec des entreprises partageant les mêmes valeurs.

  • défendre une vision artisanale et conviviale de leur travail, loin des standards de production dictés par le marché.

  • rechercher des variétés tout-à-la-fois adaptées aux conditions locales de culture, gustatives et répondant aux attentes des coopérateurs.

  • informer les membres de la coopératives des enjeux politiques liés au monde agricole.

  • pratiquer l'horizontalité au sein des équipes de travail

  • former toute personne intéressée par les modes de fonctionnement et de production de la coopérative.

 

Ainsi, en adhérant aux Jardins de Cocagne, vous :

 

  • Soutenez une agriculture respectueuse de l'environnement, du sol, des saisons et des travailleurs.

  • Mangez des légumes sains, nutritifs, non-calibrés, avec du goût et qui ont poussés près de chez vous.

  • Promouvez la biodiversité agricole en dégustant et en découvrant plus de 70 légumes différents déclinés en plus de 200 variétés.

  • Redevenez acteurs de votre alimentation en rejoignant une aventure participative et conviviale qui a commencé en 1978.

  • Supprimez la longue chaîne des intermédiaires, les transports nuisibles et les emballages inutiles.

  • Êtes solidaires des aléas du métier d'agriculteur en payant le travail fournit plutôt que le produit final.

  • Acceptez d'avoir parfois moins et souvent plus que prévu.

  • Participez à la production à hauteur de quatre demi-journées par année en venant semer, planter, désherber ou récolter les légumes que vous mangerez.

  • Redécouvrez le plaisir de cuisiner en improvisant à partir du contenu du cornet.

  • Favorisez un « commerce équitable » de proximité qui rémunère correctement les travailleurs agricoles et valorise le travail des champs.

  • Encouragez une réflexion sur l'alimentation et sa production ainsi qu'une réappropriation des savoir-faire paysans.

  • Allez à contre-courant d'une agriculture hors-sol, hors-saison, technologique, industrielle et insipide.

  • Quittez l'anonymat des super-marchés.

  • Savez par qui, où et comment sont cultivés les légumes que vous mangez.

 

tunnelfoin.jpg

pdf_50 Agriculture contractuelle 2001:
Proposition au DIAE (PDF 145ko)
pdf_50 La coopérative maraîchère genevoise Les Jardins de Cocagne.
Une alternative au changement de la politique agricole suisse ? Christine Schilter IUED 2002 (PDF 158ko)
copyleft  Les Jardins de Cocagne | Les idées