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Entretien avec Nicole, sur le marché de Cocagne

samedi 30 mai 2015

 

Pourquoi les Jardins de Cocagne sont présents sur les marchés genevois de Plainpalais et de Rive ? Comment cela a commencé ?

A un moment donné, il y a de cela vingt deux ans je crois, les jardiniers ont eu envie qu'il y ait une présence en ville, une visibilité pour Cocagne. Au début ils ne savaient pas comment, et ça s'est concrétisé par le biais des marchés. Ils ont eu besoin de quelqu'un pour le faire, car ils avaient déjà assez de travail au jardin. Le marché doit tourner indépendamment de Cocagne. C'est toujours vrai.

Au début c'était un tout petit stand. Moi, j'ai commencé il y a vingt ans avec la maman de Claude ! Elle me disait “tu verras, on va se muscler !” et en effet, c'était assez lourd. C'est assez physique.

 

Pourquoi les coopératrices/eurs ne connaissent pas toujours le marché (de Cocagne) ?

Il y en a qui connaissent ! Certains complètent ce qu'ils ont reçu par le cornet, avec le marché.

Et à l'inverse, la plupart des gens qui viennent au marché savent comment fonctionne Cocagne.

 

Qu'y a-t-il de différent au marché, par rapport au contenu des cornets ?

Le choix. Beaucoup de gens aiment bien choisir, même si c'est bien aussi de ne pas choisir et surtout d'avoir un contrat à l'année avec les jardiniers qui nous nourrissent.

Sinon, au marché il y a plus ou moins de produits issus de la coopérative. Ca dépend de la saison. En hiver il y a surtout le rampon (mâche) et les légumes de garde. Là, en ce moment, ce sont les deux tiers qui proviennent des jardins, même peut-être plus.

Le reste, ce sont des produits de garde, dont une partie sont disponibles sur commande quand tu es coopérateur.

 

D'où proviennent les produits qui ne viennent pas des jardins de Cocagne ?

On commande à un grossiste qui n'a que des produits bio, labellisés, en principe issus du commerce équitable. Avant ça venait de Neuchâtel, mais maintenant ça vient de suisse-allemande en raison du rachat de notre fournisseur d'avant. Mais on travaille aussi avec d'autres producteurs. Tous les fruits Suisses viennent d'Aubonne. Actuellement il y a les fraises, les pommes et les poires. En été on a aussi des pêches, des abricots, des cerises...

En hiver, on a les kiwis, plein de variétés de pommes.

Dans les produits de gardes, on a les mêmes que dans les cornets : patates, carottes, choux...

On a aussi tous les produits Tournerêve : les lentilles, les céréales, les huiles... C'est bien achalandé !

Sur le marché, il y a un peu de tout. Il y a beaucoup de diversité d'herbes.

 

Vendez-vous des fruits hors-saison ou des produits frais qui viennent de loin ?

Même si on a des produits qui ne viennent pas du jardin, on favorise toujours les produits qui sont le plus proche et on refuse les produits hors-saison.

 

Que voudrais-tu partager d'autre avec nos coopérateurs/trices ?

Je pense que le marché c'est la vie ! Il y a un truc très vivant... C'est par tous les temps, Certains clients viennent d'ailleurs par tous les temps. Certains sont super fidèles.

Je pense que les deux tiers de nos clients sont réguliers et fidèles. Certains disent d'ailleurs “nous on vient ici parce qu'on veut soutenir Cocagne. On ne peut pas avoir de cornets car on a une vie trop... farfelue, mais on soutient cette idée !”

Merci !

copyleft  Les Jardins de Cocagne | Nicole et le marché de Cocagne