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Projets en Afrique

mauriext
Fatimata Ly, la "ministre des Affaires extérieures" de l'UCDOB en Mauritanie
 
Fiches descriptives des projets (pdf)
Caisses Locales d'Epargne et de Crédit (CLEC)
Centre d'Echange et de Formation Pratique à Bakel (CEFP)
Fonds de développement local de la commune de Kothiari
Association de Lutte Anti-Erosive de la Falémé (ALAEF)
Projet de lutte contre le VIH/SIDA entre Tambacounda, Kayes et Sélibaby
Associations féminines de l'arrondissement de Same
La commune de Koussané et l'association SOOBE
Les associations ORDIK et Djiama-Djigui et les communes du Diombougou
Coopérative des Maraîchers et Planteurs de Kayes
Radio rurale de Kayes
L'Union des coopératives des Femmes du Guidimakha (UCFG)
L'Union des coopératives des Femmes ElWane
L'Union des coopératives pour le développement de Karakoro (UCDK)
L'Union des coopératives pour le développement de Boully et Ould Yenge (UCDOB)
Commune de Baïdiam
koussanefemme
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Voici un aperçu des projets soutenus par les «Jardins de Cocagne». Ils sont financés à travers la Fédération Genevoise de Coopération (FGC) par la Direction du Développement et de la Coopération (DDC) , le Canton de Genève , la Ville de Genève , les communes de Bardonnex, Bellevue, Bernex, Carouge, Chêne-Bourg, Chêne-Bougeries, Collex-Bossy, Cologny, Dardagny, Genthod, Jussy, Lancy, Meyrin, Onex, Plan-les Ouates, Puplinge, Thônex, Vernier, Versoix, et Veyrier . La Fondation Lord Michelham of Hellingly a également contribué à certains projets. La coopérative met 1% de son chiffre et des coopérateurs et d'autres amis appuyent nos projets par leur dons.
Nous remercions tous pour leur soutien.
 
Au Sénégal
Caisses Locales d'Epargne et de Crédit (CLEC)
Implantées dans les villages, les caisses appartiennent à leurs membres et sont gérées par ceux-ci. Ainsi, l'attribution des crédits est transparente et les caisses fonctionnent à peu de frais. Leur but est de:
- lutter contre la pratique des taux usuriers (50-150%) pour des prêts de consommation entre deux récoltes;
- épargner en lieu plus sûr que le dessous du matelas;
- faciliter le transfert de fonds des migrants vers leurs familles au village;
- utiliser l'argent de l'épargne des uns pour l'investissement dans des micro-entreprises des autres au lieu de bloquer ces capitaux dans des troupeaux de boeufs sans rendement et problématiques pour l'environnement.

Centre d'Echange et de Formation Pratique à Bakel (CEFP)
Le CEFP organise une grande partie des formations sur l'agriculture, l'artisanat, la gestion, l'animation et la décentralisation. Il est au centre du développement des réseaux associatifs de cette région.
Le CEFP met également en place des rencontres entre les acteurs de toute la région sur des thèmes comme la politique de développement, l'entreprenariat féminin, la promotion des langues nationales, etc.
Créé en 1990, ce centre est aujourd'hui géré par 49 associations de la région des trois frontières.

Fonds de développement local de la commune de Kothiari
En 2001 un fonds de développement local a été mis en place qui permet de financer des actions dans les 40 villages de la commune. La priorité est l'accès à l'eau potable pour tout le monde, l'amélioration de la santé, de l'éducation et de l'agriculture. Le fonds est géré par un comité composé du maire, des élus et des représentants de la société civile (associations paysannes, groupements féminins, etc.) et des ONG d'appui technique de la région.
Association de Lutte Anti-Erosive de la Falémé (ALAEF)
Les villages membres de l'ALAEF sont situés sur les deux rives de la Falémé, fleuve frontière entre le Sénégal et le Mali.
Le milieu naturel y est très dégradé suite à la régularisation du fleuve Sénégal, au surpâturage et à l'exploitation intense des terres. Partout, ravines et crevasses apparaissent, se creusant saison après saison. La fertilité des champs diminue; parfois ils deviennent stériles.
Depuis trois ans, l'ALAEF a expérimenté avec succès des actions de traitement de ravines pour protéger des villages et des zones de culture. Ses compétences ainsi reconnues, elle a pu proposer par la suite des actions visant le développement des productions et l'augmentation des revenus.

Projet de lutte contre le VIH/SIDA entre Tambacounda, Kayes et Sélibaby
La question du VIH/SIDA est devenue incontournable dans toute action pour le développement. Ce nouveau projet comporte plusieurs volets:
- le soutien de l'association SIDA de l'hôpital de Tambacounda qui suit des malades depuis plusieurs années;
- la production d'émissions de radio rurale et de cassettes vidéo comme supports pédagogiques;
- la formation d'animateurs paysans sur le thème «comment vivre avec le SIDA?» suivie de l'organisation de causeries dans les villages;
- les tournées au Sénégal et au Mali de trois troupes de théâtre villageoises avec des sketchs sur le SIDA;
- l'organisation d'une grande rencontre de tous les acteurs du programme et des responsables associatifs maliens et mauritaniens en vue de projets futurs dans la sous-région.
 
Au Mali
Associations féminines de l'arrondissement de Same
La coordination de ces associations est intéressante car elle est née de l'initiative de femmes et gérée par les femmes elles-mêmes. La région de Kayes est une des régions maliennes les plus défavorisées: manque de pluie, grave érosion, éloignement des centres de décisions. Malgré la présence du fleuve Sénégal, l'agriculture ne s'est que peu développée. Avec l'appui des «Jardins de Cocagne», les 5 associations ont pu aménager des jardins maraîchers tandis que l'ensemble des femmes suivent des cours d'alphabétisation. Un certain nombre d'entre elles ont participé à des stages de formation ou des séminaires, ce qui a pu faire avancer tout le groupe.

La commune de Koussané et l'association SOOBE
Suite à la décentralisation, la commune définit son nouveau fonctionnement et le rôle des migrants dans la politique de développement de toute la commune (26 villages). Il s'agit de mettre en place un fonds de développement local pour réaliser des actions. L'association SOOBE a longtemps travaillé avec très peu d'appui extérieur. Les «Jardins de Cocagne» ont financé un programme d'alphabétisation pour les groupements de femmes et une étude de faisabilité de l'aménagement pour la culture irriguée des mares autour de Koussané.

Les associations ORDIK et Djiama-Djigui et les communes du Diombougou
Les deux associations intervillageoises ont creusé de nombreux puits et construit plusieurs mini-barrages sur la rivière de la Kolimbiné, permettant un nouvel essor à la culture de riz, au maraîchage et à la pêche. Elles ont résolu le problème de l'eau potable dans tous leurs villages membres, ont mis en place des programmes d'alphabétisation et construit des écoles et des dispensaires.
Le fonds de crédit expérimental établi en 1996 en collaboration avec les «Jardins de Cocagne» est aujourd'hui devenu un programme de création de Caisses locales d'épargne et de crédit (CLEC) financé par des bailleurs de fonds français.
Plusieurs des responsables d'associations sont aujourd'hui élus au niveau communal. Un projet de formation des élus des communes du Diombougou est la suite logique de notre partenariat.

Coopérative des Maraîchers et Planteurs de Kayes
Cette coopérative tente de promouvoir de nouveaux outillages pour le maraîchage. Nous avons amené un semoir à main et un pousse-pousse maraîcher (outil pour sarcler et pour butter etc.) fabriqués par un atelier de réinsertion du canton de Neuchâtel, «La Passerelle». Ensuite, un forgeron de Kayes a copié et vendu une première série de pousse-pousse. La fabrication d'une copie du semoir est en cours. Le maraîchage s'est développé et l'intérêt pour de nouveaux outils est évident.

Radio rurale de Kayes
Composée de services techniques et de 15 ONG, l'Association des Radios Diffuseurs de Kayes pour le Développement Rural (A.R.K.D.R.) diffuse des programmes sur les techniques agricoles, la vie sociale et culturelle et la santé. Par les cotisations de ses membres, la vente de messageries, la publicité, la production d'émissions et la retransmission, cette radio arrive aujourd'hui à assumer ses frais de fonctionnement. Les «Jardins de Cocagne» ont participé au renouvellement de l'émetteur et à l'installation d'un relais plus puissant permettant d'étendre la diffusion jusque dans la région de Bakel au Sénégal et de Sélibaby en Mauritanie.
 
En Mauritanie
Pour des raisons politiques (conflit entre la Mauritanie et le Sénégal en 1989), la collaboration directe avec les associations du Guidimakha n'a commencé qu'en 1998. Cependant, des cadres paysans avaient pu être formés par le Centre d'Echange et de Formation Pratique de Bakel (CEFP).
Aujourd'hui, ces animateurs et les associations paysannes ont retrouvé un droit minimum de s'organiser, sous forme de coopératives, et les «Jardins de Cocagne» soutiennent leur effort de développement.
Dans le cadre de la décentralisation, les communes commencent également à revendiquer leurs droits et leur autonomie face à une administration très centralisée et autoritaire.

Les Unions des coopératives:
- des femmes du Guidimakha (UCFG)
- des femmes El Wane
- pour le développement de Karakoro (UCDK)
- de développement de Boully et Ould Yenge (UCDOB)


Ces quatre unions regroupent environ 300 coopératives (de 5 à 50 membres chacune). Elles s'organisent autour du maraîchage, de la production de la gomme arabique, de l'élevage de moutons ou de chèvres, de l'artisanat et du petit commerce.
L'union leur permet d'avoir accès au crédit, à la formation, à l'alphabétisation, à l'appui technique, au magasin de semences maraîchères et de produits phytosanitaires. Deux des unions fabriquent du grillage pour protéger les cultures contre les troupeaux de chameaux qui viennent du Nord et qui sont à l'origine de nombreux conflits dont les cultivateurs font toujours les frais. Les quatre unions gèrent des fonds de crédit et utilisent les bénéfices sur des intérêts pour augmenter le fonds et couvrir une partie des frais de fonctionnement de l'union. Actuellement les unions se battent pour la reconnaissance officielle de cette activité de crédit.

Commune de Baïdiam
Le maire, en collaboration avec les élus, les chefs traditionnels des villages et les responsables des coopératives, a mis en place un fonds de développement local dans la commune de Baïdiam. Cette formule, une première pour la région, implique l'adhésion de tous les courants de la société pour assurer la réussite du projet.
Les premières actions qu'ils ont décidé de financer sont: la construction de deux puits dans des villages sans eau potable, la construction d'un dispensaire et la réparation d'une école.
 
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